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Le mercredi, c’est cinéma!

Publié le

Emperor Tomato Ketchup (トマトケッチャップ皇帝, Tomato kecchappu kotei) est un film en noir et blanc réalisé par Shuji Terayama en 1971.

Déstabilisant, provoquant, brute, choquant… le film se déroule  sans recherche d’illusion : scènes érotiques, violentes ou terriblement cruelles se succèdent sans fil narratif, formant une sorte d’étrange conte fantastique.

L’histoire:

Les prés-adolescents se sont révoltés contre leurs parents parce qu’ils les privaient de la libre expression de leur sexualité; armés jusqu’aux dents, ils se vengent des adultes et font régner par la terreur un ordre nouveau : ils instaurent une société où les contes de fées et les ébats amoureux occupent une place centrale et se mêlent harmonieusement; des magiciennes-geishas y jouent à la fois le rôle d’amantes et de mères. L’Empereur Tomato Ketchup est un enfant gâté révolutionnaire qui découvre et abuse jusqu’à l’extrême de ses nouvelles possibilités comme le pouvoir sur les adultes  et la sexualité. L’enfant-empereur s’amuse de sa position tant qu’il est encore enfant, avant de devenir à son tour l’esclave des plus jeunes.

Selon Wildgrounds, les symboles que véhiculent ce film sont, pour la plupart, ancrés dans une époque historique précise. Avec ses valeurs, ses problèmes, sa raison. Et sont filmés sans aucune narration :

« Le problème bien sûre est , 40 ans après, ce que sont devenus ces symboles [portes de l’enfer de Rodin, homme masqué, chèvre, etc..]. Qu’est devenue la provocation (amusée) du réalisateur ? À quoi servent des symboles temporels (par opposition à une mythologie ancienne mais “intemporelle”) ? La provocation semble vaine (c’est peut-être pour ça que Terayama préfère la version courte de son film ?). Film expérimental, sans fil narratif, le réalisateur Shuji Terayama enchaîne les scènes de provocations (extrêmes) sur l’état du Japon-du monde des années 1960. Qu’il s’agisse des mouvements estudiantins, de l’occidentalisation de son pays ou d’une guerre Froide, Terayama met en scène différents symboles. Pour filmer de l’image figurée. C’est ainsi que 2 soldats défroqués se lancent dans un éternel shi-fu-mi [pierre-papier-ciseaux]… »

A lire: une très bonne analyse du film par Anne Ledoux.

"

  1. Merci pour cette découverte!!! J’en ai regardé les premières minutes et waow! c’est plutôt dingue!!! Totalement surréaliste, très 70s et expérimental, genre trip sous acide. J’adore la musique, j’ai survolé l’article d’Anne Ledoux mais je n’ai pas su voir qui l’avait composée, en aurais-tu une idée? Dès que j’ai un peu plus de temps, je le regarde en entier car franchement j’ai envie d’en savoir plus.
    Bises (et vraiment merci pour l’info!)

    Répondre
  2. J’avais oublié, la première photo est vraiment magnifique!

    Répondre
  3. Pingback: La Coquille et Le Clergyman « Ordinary Tales Of A Raisin Girl

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