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Mercredi, c’est cinéma!

Publié le

Tampopo!

« Tampopo », qui veut dire pissenlit en japonais, est le nom de l’héroïne de ce film sorti en 1985 et réalisé par Juzo Itami.

Non! ne fuyez pas!!! ok, c’est un film d’auteur japonais; ok il n’y a pas de version française et seulement des sous-titres anglais; ok, le nom peut paraître bizarre… mais (et celles et ceux qui le connaissent seront d’accord avec moi), le cinéma asiatique (j’entends par là Japonais, coréen et chinois -je n’ai encore jamais vu de film vietnamien, singapourien ou autres) est l’un des meilleurs au monde, et il faut lui laisser sa chance (on oublie ici toutes les films sur Dragon ball Z ou Street fighters, hein!? ils sont capables du meilleur comme du pire…).

Bon, revenons à nos moutons.

Je vous avais dis Gastronomie : c’est en effet le sujet central du film.

L’histoire est simple: Tampopo souhaite réaliser les meilleurs ramen (Quoi! vous ne connaissez pas?! courrez en goûtez!) possible. Deux routiers (le petit jeune est joué par Ken Watanabe himself! [C’est l’un des lus grands acteurs japonais, révélé en-dehors de l’archipel lorsqu’il joua aux côtés de Tom Cruise dans Le dernier samourai]vont l’aider dans sa quête de la meilleur recette et dans son entraînement.

Outre nous apprendre à comment déguster de délicieuses ramen, le film s’étend surtout sur notre rapport avec la nourriture.

Et là, çà devient très intéressant: un rapport charnel, maternel, vital, guindé… tout y passe (et nous on savoure!).

J’ai parlé aussi de Séduction

Parallèlement aux aventures de Tampopo et de sa troupe, nous suivons celles d’un homme élégant (et beau, ce qui ne gâche rien), tout de blanc vêtu (un costume en lin, style époque coloniale), et de sa compagne (très 80’s). Tous deux entretiennent un rapport très charnel avec la nourriture, carrément érotique.

S’ensuit une scène d’amour mêlant vin blanc, crème fouettée… très sensuelle (et censurée par Youtube, j’ai hésité … non, pas vraiment en fait… à mettre un lien vers youporn...).

Il ne me reste qu’à vous montrer la scène la plus célèbre du film ou « l’art de consommer un œuf à deux »:

On croise aussi une vieille folle femme, qui entretient un rapport tactile, si je puis dire, avec la nourriture.

Son petit plaisir: aller au supermarché et tripoter/tritouiller fromage, fruits, viandes…

(je me rappelle avoir expérimenté un peu la même chose étant enfant : un tout petit peu au supermarché et surtout à la maison. Je veux dire, quoi de plus fascinant pour un enfant qu’une langue de bœuf sous son film plastique? la texture souple et rebondie de la chose étrange qui renvoie une image abrupte -c’est un bout de viande à prêt tout- et douce -le film plastique-; de même lorsqu’il s’agit de concevoir des boulettes de viande, de la farce ou une pâte à tarte: vous plonger les mains dans une texture onctueuse et vous éprouvez un certain délice… finalement ce petit plaisir interdit -on ne joue pas avec la nourriture- est comme officialisé avec la pâte à modeler, non?)

L’une des scènes les plus hilarantes se passe dans un restaurant français: on y suit une groupe de « businessman » venu savourer un repas…

Puis s’ensuit une leçon d’étiquette à des jeunes filles bien mises sur comment manger ses spaghettis de façon distinguée et européenne.

A côté des jeunes filles : un gros européen qui mange sans pince fesses ses spaghettis à gros coup de « slurp », qui ne cessent d’interrompre la leçon… les jeunes filles le voyant vont se lâcher et slurper avec plaisir (répugnant, fascinant et jubilatoire!)

Tampopo c’est un petit film qui a tout d’un grand. Certaines scènes sont dégoûtantes pourrait-on dire, mais on reste scotché devant l’écran tellement c’est fascinant; les scènes d’amour sont d’une sensualité rare et font l’apologie du plaisir de tous les sens; c’est un éloge de la gastronomie, du plaisir que l’on peut prendre à savourer un met, à concevoir un repas…

Belle journée!

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  1. et beh !! quel programme ! la scène de l’oeuf, burp !
    ceci dit, ça a du être difficile à mettre en place … bon, un film culte , si je comprends bien !

    Répondre
  2. Ma l’air pas mal ce film… je connaissais pas!
    Ah le cinéma asiatique (bon j’en ai vu quelque uns du Vietnam et bof…) j’en suis fada… C’est tellement différents de ce qu’on nous propose en france… Rafaichissant ^^

    XoXo Drakulya

    P.S j’suis contente de t’avoir fait découvrir Kanon Wakeshima (elle sort un nouvel album bientot ^^).

    Répondre
  3. Ce n’est pas moi qui irais te contredire, j’adore le cinéma asiatique et je regarde toujours les films en VO (sous-titrée). L’un de mes films préférés est d’ailleurs 2 soeurs (à voir si tu ne l’as déjà vu). J’aime la lenteur et l’esthétique de ces films.
    Celui que tu nous proposes a l’air fabuleux. J’ai pensé à la grande bouffe en regardant certains extraits (bon c’est très éloigné, j’en conviens, le parallèle ici n’est pas la nourriture et la mort, mais la nourriture et le sexe ). Mais le côté sensuel et un peu « cru », en tout cas direct, s’en approche je trouve.
    Merci pour cette jolie découverte.

    Répondre
  4. C’est marrant, en parlant de trucs asiats, je me suis réveillée ce matin avec le nom Sayuri scotché dans la tête. Et impossible de savoir d’où ça sort: j’ai dû voir ça dans un film… Donc va pour Tampopo.

    Répondre

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