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Notes volantes

Publié le

Des fois, vous êtes tellement fatigué(es) par les transports, le travail, les études, les gens aussi… dès que vous trouvez une place assise, vous la prenez, branchez vos écouteurs (et méprisez les pauvres naïfs qui s’exclament en grands commentaires sur « Le manque de communication dans les transports »… pfff, foutez-nous la paix) et vous endormez tranquillement. Et çà peut durer des semaines.

Dans ces moments, je m’oblige après une semaine à me reprendre. Le déclic vient toujours lorsqu’un certain sentiment de culpabilité me prend quand je vois des livres que j’avais empruntés ou achetés, trainer lamentablement sur mon bureau…

Et c’est là, après un bon livre, que je me dis, que décidément, il n’y a rien de tel pour récupérer et se divertir l’esprit qu’un bon livre. çà vous remets d’aplomb en moins de deux!

 

Reading a sutra by midnight, Jifei Ruyi, MET.

 

Quelques phrases d’un auteur bien connu, que je viens (seulement) de découvrir. (Quel style!! une écriture sublime! et quel mordant! j’adore et j’adhère) :

« C’est la cité décourageante. Elle vous tombe sur l’âme, comme une pluie fine et froide, et vous laisse désespéré. Vous avez beau chercher à lui parler, elle ne vous répondra pas. Vous vous accrochez à votre chambre comme à un radeau au milieu des flots. Vous n’éprouvez  plus le puéril désir de sortir pour sortir. Pas de voitures, qu’aux gares, et les gares, on ne les rencontre jamais. Elles doivent être souterraines. Toute visite  rendre devient une expédition. On ne sait pas comment on en reviendra. Chaque  fois que je sors « dans le monde », je pense à me faire suivre de mes malles, comme si j’allais me rembarquer! »

« Vous voilà face à de terribles murailles, couleur de fer. Chaque pierre qui les compose a dû faire crouler sous elle les reins des bâtisseurs. Une large ceinture d’eau baigne les pieds de cette enceinte qui effraie. Pourtant, de longues branches de pins japonais, comme pour permettre aux prières de la ville de grimper parfois jusqu’au dieu qui doit se cacher là, descendent, en un geste compatissant, de l’intérieur jusqu’au ras des fossés. Si je leur confiais ma peine? Que ferais-tu là, grain de poussière? C’est le palais du mikado, Fils du Ciel, à Tokyo. »

Albert Londres, Au Japon (1922)

Bises & Belle journée


Une réponse "

  1. Intéressant, ton extrait du livre d’Albert Londres. Ce serait bien d’aller au Japon et lire ensuite cet ouvrage pour comparer les impressions d’une voyageuse de 2010-2011 à celles d’un écrivain de 1922. Bises.

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